Chers Amis,

Le Théâtre du Crève-Cœur a l’immense tristesse d’annoncer le décès de son directeur,

Bénédict Gampert

Il s’est endormi ce 21 mai 2007 lors d’un voyage, dans les montagnes du Népal


 

Hommage de la presse

Le Temps

L'acteur Bénédict Gampert a touché le ciel, puis s'en est allé

DECES. Comédien et violoncelliste, l'artiste genevois s'est éteint à 68 ans, lundi au Népal, à 3400 mètres d'altitude. Il avait promené sa tendresse lunaire sur les scènes romandes.

Alexandre Demidoff
Jeudi 24 mai 2007

Ça tombe des nues et on est triste. L'acteur-violoncelliste Bénédict Gampert s'est endormi sur les pentes du Népal, à 3400 mètres. Et il ne s'est pas réveillé. L'artiste genevois, 68 ans, avait pris le large il y a quelques semaines avec des amis. Il avait envie de renouer avec une région découverte dans la joie il y a vingt ans. Il était en quête de hauteur. C'était sa pente naturelle. Là-bas, il s'est élevé. Puis il a eu un coup de fatigue. Il devait redescendre vers la plaine. Son cœur ne l'a pas voulu.

Bénédict Gampert était l'une des figures les plus attachantes de la scène romande. Le plus doux de la tribu, souffle un jeune metteur en scène qui l'a un peu connu. Il était hors circuit, hors système, hors mode. C'était sa liberté. Il n'avait qu'un seul vrai partenaire de scène, son violoncelle. Lui et son instrument formaient une paire qui en a déboussolé plus d'un depuis un premier one-man-show, Garçon l'addition! joué dans les bistrots à Bienne, où il avait étudié la musique, et à Genève. C'était en 1966, il avait 27 ans, un air d'ailleurs déjà, une insouciance grave, un don pour le silence qui le distinguait.

D'où venait sa nature aérienne? Peut-être de la contemplation du lac, sur les hauteurs de Cologny, dans la belle maison familiale, à quelques pas de celle où vécut Lord Byron. De ses marches sans répit, dans les campagnes, ou à flanc de montagne, dans les replis du Salève, où il se réfugiait parfois. De sa mère aussi sans doute, Raymonde Gampert, qui un jour de 1959 propose à son mari de transformer la cave à légumes de la demeure en théâtre. Elle croit en son fils, en son destin de Pierrot lunaire. Il ne la décevra pas.

Les Gampert n'étaient pourtant pas du parti d'Arlequin. Au départ du moins. Le grand-père est pasteur, le père notaire et maire de Cologny. La famille est éclairée, mais sérieuse, souffle la comédienne Anne Vaucher, épouse de Bénédict Gampert. Raymonde, elle, apporte à ces humanistes protestants comme une fièvre romanesque. Elle écrit des pièces, une Jeanne d'Arc même, elle lit Constantin Stanislavski, l'homme qui a révolutionné au début du XXe siècle l'art de jouer et elle applique ses préceptes. Puis elle ouvre son théâtre, qu'elle baptise le Petit-Crève-Cœur. Une cinquantaine de sièges à peine et un plateau minuscule dominé par une vis - la cave avait aussi servi de pressoir. Un repaire pour somnambules, conspirateurs et poètes. Le théâtre, ce n'est que ça.

Bénédict Gampert apprend le métier au Crève-Cœur. En bricoleur de la pensée. En musicien épris de silence. En séditieux qui fait sauter les mots d'ordre comme des bouchons de champagne. Bientôt, en 1972, il rencontre Anne Vaucher. Avec elle et son violoncelle, il arpente le monde, jouant dans le désert d'Israël ou au Canada Conférence sur le silence ou le Périple et les métamorphoses de l'homme à la valise. Son épouse veille aux lumières, chante parfois. Après cinq ans de tournées, le couple revient à Genève. Une autre vie, alors: deux enfants, Sébastien et Aline; le Théâtre du Crève-Cœur qu'ils reprennent en 1990 et qu'ils ont animé depuis avec passion.

Aller au Crève-Cœur, justement, c'est fréquenter le jardin secret de Bénédict Gampert, qui a dit un jour de lui: «Je ne suis pas distrait, je suis concentré ailleurs...» Il n'était pas omniprésent. Il n'avait pas le goût des mondanités. Il était juste là, comme de passage. Pendant les représentations, il s'asseyait parfois à une table du foyer et déliait d'une écriture soignée une pensée. Ces mots, signés Torpatoff (son double fictif, «son âme» comme dit Anne), il les épinglait dans la salle. Après une pièce, l'un des grands plaisirs était de lire ces instantanés joyeusement désespérés.

Alors, voilà, Bénédict Gampert s'en est allé. Souvent, dans ses fugues campagnardes, il partait avec un sac à dos. A l'intérieur des carnets où il notait ce qui le déroutait, où il silhouettait au crayon des personnages. C'était son butin à partir duquel il construisait sa pantomime musicale. De son équipée tout près du «toit du monde», il espérait un nouvel élan. Il a fait le plein d'azur. Puis il a fermé les yeux. L'épilogue, c'est son épouse qui le souffle:«C'est beau qu'il ait touché le ciel avant de partir.»

 


BENJAMIN CHAIX 24 Mai 2007

Adieu à Bénédict Gampert, violoncelliste et comédien
L’artiste genevois, codirecteur du Théâtre du Crève-Cœur, est décédé lundi à 68 ans.

Rêveur, distrait, dans la lune... Bénédict Gampert semblait être ici et ailleurs à la fois. Peut-être ce modèle de réserve et de discrétion n’a-t-il jamais été aussi présent que depuis qu’il est parti. Si loin, d’abord pour un voyage au Népal, qui devait prendre fin le 8 juin. Un voyage sans retour, puisque l’artiste est décédé le 21 mai, dans son sommeil, peu après avoir renoncé à continuer la montée vers des altitudes toujours plus hautes.

Le violoncelliste et comédien genevois avait entrepris ce périple sur le toit du monde avec des amis qui s’y étaient rendus une première fois avec lui, il y a tout juste 20 ans. Bénédict Gampert attendait beaucoup de ce retour au Népal. Il espérait s’y ressourcer, en revenir peut-être avec de nouvelles idées de spectacles pour son Théâtre du Crève-Cœur.

En 1989, Bénédict, sa femme Anne Vaucher et leurs enfants Sébastien et Aline Gampert, sont venus vivre à Cologny, dans la maison de famille héritée de leur mère et grand-mère, Raymonde Gampert-Naville, une dame passionnée de théâtre, qui y avait créé en 1959 le Petit Crève-Cœur.

C’est ce vieux pressoir, devenu en 1990 le Théâtre du Crève-Cœur, qui accueille depuis plus de 15 ans les saisons théâtrales et littéraires organisées avec grand succès par les Gampert-Vaucher. Bénédict y présentait ses délicieux one-man-show, dont le dernier, début 2006, était un spectacle d’improvisations, plein de cet humour décalé et de cette poétique loufoquerie qui était sa marque de fabrique.

Lorsqu’il ne jouait pas lui-même, le maître des lieux présentait, à sa manière à la fois éberluée et pince-sans-rire, la production du jour. Non sans s’être assuré que chaque spectateur avait trouvé sa place dans le coquet petit théâtre.

© Tribune de Genève

Murielle CACHIN 25 juin 2007.

Hommage à Bénédict Gampert
COLOGNY
Salut l’artiste!
Tu vas beaucoup nous manquer.
Bénédict nous a quittés Le 21 mai dernier, à l’âge de 68 ans, dans son sommeil, au Népal. Le Théâtre du Crève- Coeur, est orphelin et pleure son poète et directeur. Nos pensées vont bien sûr à Anne Vaucher, son épouse et à ses enfants Sébastien et Aline, à ses frères, à sa famille ainsi qu’à tous ses amis, si nombreux qui le pleurent aujourd’hui. Aime, Alain Carré et Richard Vachoux vont avoir la lourde tâche de continuer sans lui, car il n’aurait certainement pas voulu que le Théâtre meure avec lui.
fi était d’ailleurs parti an Népal pour se ressourcer et également pour trouver de nouvelles idées de spectacles. Vladimir ‘Torpatoff l’accompagnait lors de ce voyage bien sûr, mais nous es- péons qu’il lui aura survécu et que nous trouverons bientôt une nouvelle citation sur les murs du foyer du Théâtre du Crève-Coeur.
Bénédict Gampert avait parié en ces ternies de son double lors d’une interview «Vladimir ‘Torpatoff est un homme de l’errance; il se déplace constamment et apparaît souvent là où on ne l’attend pas. A la fois solitaire et aimant beaucoup les gens il éprouve parfois le besoin impérieux de partir soudainement. On le retrouve sur les chemins du Népal marchant avec une procession d’indigènes, portant des bougies pour éclairer leur chemin,» Lorsqu’il a réalisé le spectacle «Où es-tu Torpatoff?», joué pour la première fois en 2001, ils n’étaient que deux sur le petit plateau da Crève-Coeur; Bénédict Gampert et son violoncelle. L’instrument est maintenant solitaire.
Ce touche-à-tout de géni qu’il était ne pouvait pas u jour ou l’autre, ne pas mettre en scène et «musicaliser» son double, Touche-à-tout…, le mot n’est pas choisi au hasard, car Bénédict était au bénéfice de formations multiples: musicales, théâtrales, mimes. Il a collaboré avec des comédiens, des danseurs, des créateurs; mais sa préférence allait à son violoncelle qui l’accompagnait presque partout.
C’est le 21 février1959, que le Théâtre du Petit Crève-Coeur donnait sa première représentation. Rayrnonde Gampert, sa maman, avait créé le théâtre dans la cave de la maison familiale à Cologny. Mère de quatre enfants, passionnée d’écriture et de mise en scène, elle s’était dite un jour qu’il serait bien pratique d’avoir un théâtre «sous la main». C’est ainsi que l’ancien pressoir de la propriété, devenu cave à légumes, était transformé en théâtre. De 1959 à 1979, Bénédict participe à l’animation de ce Théâtre du Petit Crève-Coeur, Suite au décès de sa fondatrice, les activités du théâtre s’arrêtent pendant une dizaine d’années. Bénédict, ayant hérité de la partie de la maison qui comprend le théâtre, a décidé de continuer. C’est ainsi qu’il a pris, en 1990 avec son épouse, Anne Vaucher, comédienne et metteur en scène la direction de ce qui était devenu le Théâtre du Crève-Coeur. Dans l’intervalle, il parcourt le monde avec des tournées en Suisse, en France et en Belgique, mais aussi au Canada et en lsraêl. Il participe à plusieurs émissions des télévisions francophones. Il enseigne l’improvisation et le jeu théâtral à des personnes en situation de handicap mental, Et, régulièrement, il organise des stages d’expression théâtrale tant pour débutants que pour des personnes plus avancées.
Nous avions fait sa connaissance au début des années 70, alors que, étudiante au Collège Voltaire, nous avions eu la chance de l’écouter nous parler du mime. C’était Il y a plus de trente ans, mais déjà nous avions été frappés par sa manière d’être là et dans les nuages, en tout cas dans ses pensées. «Concentré mais ailleurs», comme il le disait lui-même. ‘Toutes les personnes qui se sont exprimées au cours de la très émouvante cérémonie religieuse du 30 mal dernier relevaient la même chose: sa gentillesse, sa générosité, son sens de l’accueil, bien que si peu loquace et son incommensurable talent. Nous laisserons le mot de la fin à Jean Murith, qui lui a rendu un vibrant hommage lors de cette cérémonie: «Cologny pleure aujourd’hui son grand poète,»

© Tribune de Genève

Le Courrier

Bénédict Gampert sort de scène
Paru le Mercredi 23 Mai 2007

SVA
THEATRE - Le directeur du Crève-Coeur, figure du théâtre à Genève, est décédé.
C'est un milieu théâtral profondément ému qui apprenait hier la disparition de sa figure la plus atypique. Directeur du Théâtre du Crève-Coeur à Cologny, Bénédict Gampert est décédé à l'âge de 68 ans. Homme de scène, il avait repris en 1990 la direction de la petite salle fondée par sa mère dans la maison familiale.
Formé aux Conservatoires de Genève et de Bienne, Bénédict Gampert ajoute, dès son plus jeune âge, la pratique du jeu à celle du violoncelle, interprétant des rôles pour Richard Vachoux, Gérard Carrat et le réalisateur Michel Soutter. Au Petit-Crève-Coeur, qu'il coanime, il présente très jeune ses premiers solos. Dès 1966, il ne se départ plus de ce théâtre-là, fait de doubles, de mime, d'échappées poétiques – répliques et compositions personnelles mêlées. Souvent, il s'accompagne de son violoncelle, «prolongement» de lui-même avec lequel il aime «converser» (lire notre édition du 28 janvier 2006). En 2001, encore, il signe Où es-tu Torpatoff? – dans l'attente beckettienne d'un visiteur omniscient. En 2006, dans ses propres murs, avec Mais le vent décidera, il se frotte à l'improvisation, renouant avec une pratique qu'il enseigne depuis 1984. «On travaillait sur des moments de théâtre qui échappent à tout contrôle, qui sortent du fil narratif classique», se souvient l'une de ses anciennes élèves, marquée, comme beaucoup de ceux qui l'ont fréquenté, par la gentillesse désintéressée de Bénédict Gampert. Depuis trois ans, il s'était retiré du Conservatoire populaire de Genève et se réjouissait d'avoir du temps pour lui, «pour la scène», confiait-il au Courrier l'an dernier. D'autant que la petite équipe de Cologny s'était agrandie, délestant le directeur de quelque travail administratif.
Avec sa femme Anne Vaucher, comédienne, metteure en scène et enseignante elle aussi, ils avaient repris le Crève-Coeur au début des années nonante, faisant de cette petite scène un lieu d'habitués. Ils y ont programmé tout ce que le théâtre compte de grands textes, mais aussi de drames contemporains. On pense notamment à La Femme comme champ de bataille de Mateï Visniec mis en scène par Anne Vaucher et qui révélait le talent de leur fille, Aline Gampert. La pièce, elle, narre la reconstruction d'une âme au lendemain de combats sanglants. Pour diriger son théâtre, Bénédict Gampert s'était doté d'une charte. Il s'imposait d'être «à l'écoute aiguë du présent», appelait à «rencontrer la différence» et à cultiver «une vitalité artistique extrêmement personnelle et indépendante». Des qualités qu'il a sans conteste su pratiquer tout au long d'une carrière singulière – faite d'intimité généreusement dévoilée et d'une grande modestie. SVA


Le Parcours de Bénédict Gampert
Violoncelliste, auteur, compositeur et interprète,
Ancien Directeur et créateur de l’actuel
Théâtre du Crève-Cœur

Depuis 1959, Bénédict Gampert passe de formations diverses (musicale, théâtrale) à la télévision, du théâtre à l’écriture, de la collaboration avec des comédiens, musiciens, danseurs et réalisateurs divers à la création de ses propres spectacles.

Dès 1966, Bénédict Gampert fait des tournées en Suisse, France, Belgique, Canada et Israël, et participe à plusieurs émissions de télévision (Suisse Romande, ORTF, RTB, Radio-Canada).

Le violoncelle

Etudes musicales (violoncelle) aux conservatoires de Genève et de Bienne. Dans la plupart de ses spectacles, Bénédict Gampert, s’accompagne de son violoncelle, dont il développe les possibilités théâtrales.

 
Les One Man Show
1997 Tournée de On ne sait pas d’où on vient, mais en tout cas on est là. à Tirana, Albanie, dans le cadre d’une semaine suisse organisée par l’Ambassade Suisse à Tirana.
1996 On ne sait pas d’où on vient, mais en tout cas on est là. un mois de représentations au Festival d’Avignon.
1991 Représentation des Variations sur l’amnésie à Alger.
1988 Vestiges d’un One Man Show bimillénaire (Théâtre du Grütli, Genève).
1983 Variations sur l’amnésie (Festival de la Bâtie, Genève).

1981

Création d’un spectacle musical pour un auteur, Les gâteaux et sostenuto (Concerts du studio de musique contemporaine, Genève).
1981 Création du spectacle One violonSEL Show On ne sait pas d’où on vient, mais en tout cas on est là. (Petit New Morning, Genève).
1979 Chante et interprète Sortez Monsieur Bénébert ! écrit et mis en scène par Jean-Marc Landier. Première mondiale à Bruxelles ; première suisse au Teatro Dimitri ; spectacle à Paris (Théâtre de Plaisance, déc. 1979 – jan. 1980).
1977-86 Donne régulièrement ses One Man Shows au Théâtre du clown Dimitri à Verscio (Tessin).
1977 Et toc ! (Théâtre Mobile, Genève).
1975 Tournée en Israël avec Conférence sur le silence ou le périple et les métamorphoses de l’homme à la valise.
1972 Festival One Man Show et auteurs interprètes (Théâtre des Deux-Portes, Paris).
1966

Premier One Man Show, Garçon, l’addition.


Les spectacles, les émissions et les films
2006 « Mais le vent décidera »
Divagation pour un espace, une heure d’improvisation pure
Bénédict Gampert et son violoncelle
2003 Joue dans La femme est le potage de l'homme, spectacle MOLIERE reprise.
2002 Joue dans Molière – La femme est le potage de l’homme
Rôle de Lysidas
Mise en scène : Richard Vachoux. (Théâtre du Crève-Cœur, Genève).
2002 Met en scène Haldas et sa ville (Théâtre du Crève-Cœur, Genève).
2001 Joue dans La mouette de Tchékhov le rôle de Dorn.
Mise en scène : Luc Martin Meyer (Théâtre du Crève-Cœur, Genève).

2000

Joue dans Si vous aimez la solitude, mariez-vous
Mise en scène : Richard Vachoux. (Théâtre du Crève-Cœur, Genève).

2000

Création du spectacle Où es-tu Torpatoff ? (Théâtre du Crève-Cœur, Genève).

1999

Joue dans Une petite douleur, de Harold Pinter, le rôle d’Edouard.
Mise en scène : Richard Vachoux. (Théâtre du Crève-Cœur, Genève).
1999 Joue dans Mais qu’est-ce qu’on fait du violoncelle ? de Mateï Visniec, le rôle de l’homme au violoncelle
mise en scène : Gilles Azria (Théâtre du Crève-Cœur, Genève).
 
1998 Joue dans Les chevaux à la fenêtre de Mateï Visniec, le rôle du père.
Mise en scène : Philippe Nicati et Gilles Azria (Théâtre du Crève-Cœur, Genève).
1997

 

Joue dans Le sous-sol de Dostoïevski au Théâtre d’été de l’Orangerie à Genève. Adaptation et mise en scène de Jean-Frédéric Schlicklin.
1994 Joue du violoncelle dans le spectacle Vertigo. Mise en scène : Catherine Mongin.
1992 Compose et joue la musique des Lettres à un jeune poète de Rilke, spectacle d’Alain Carré (Théâtre du Crève-Cœur, Genève).
1991 Conception, animation et mise en scène d’une création collective Il y a un Suisse en chacun de nous (Commande de la Mairie de Cologny pour le 700ème anniversaire de la Confédération Suisse).

1991

Création d’Esquisse d’une esquisse d’un monde, spectacle en hommage à l’écrivain suisse Ludwig Hohl avec la collaboration du violoncelliste Rolf Looser (Théâtre du Crève-Cœur, Genève).
1989 Création collective Il manque la page 207 ! (Genève).

1987

Création collective Vous m’avez oublié (Genève).
1985 Création collective Il y a du brouillard chez toi (Genève).

1982

Tournée au Québec dans le spectacle Pleins feux sur la Suisse, avec Yvette Théraulaz, René Quellet et Pierre Chastellain.
1981 Emission Entracte à la Télévision Suisse Romande, avec Jean-Luc Bideau, Dimitri et René Quellet ; sujet de l’émission : Etre seul en scène.
1980 Rôle principal dans Un jour Louis, court-métrage de la Télévision Suisse Romande (réalisation Philippe Grand).
1978 Reprise à Paris du spectacle Blaise Pascal avec le Rideau de Bruxelles (Théâtre Oblique de Henri Ronse).

1974

Création d’un spectacle pour enfants sur le violoncelle, avec Arie Dzierlatka.
Ce spectacle est repris par la Télévision Suisse Romande (réalisation : Michel Soutter). Tournées.

1973

Invité par Jean-Claude Drouot à l’émission La balle au bond (ORTF).

1973

Comédien dans la pièce d’Eric Westphal, Toi et tes nuages, rôle du voyageur de commerce (Nouveau Théâtre de Poche, Genève, Mise en scène André Faure).

1971

Acteur dans le film de Michel Soutter, Les Arpenteurs, rôle du fiancé.

1970

Emission de la Télévision Suisse Romande consacrée au mime, avec Pierre Byland et René Quellet.
Le Théâtre du Crève-Cœur
1959-79 Participe à l’animation du Théâtre du Petit-Crève-Cœur, à Genève, fondé par sa mère, Raymonde Gampert.
1990 Reprend la direction du Théâtre du Crève-Cœur, à Genève : Lieu de travail, de créations, de recherches interdisciplinaires, de rencontres, d’échanges, de spectacles et de concerts.
L’enseignement

Dès 1984, enseigne l’improvisation théâtrale et l’apprentissage du jeu théâtral au Conservatoire Populaire de Musique de Genève.
Donne des cours d’expression théâtrale à des handicapés mentaux.

Donne régulièrement des stages d’expression théâtrale pour débutants et avancés.

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Bibliographie

On ne sait pas d’où on vient, mais en tout cas on est là.
Préface de Dimitri. Editions Slatkine, Genève (1994).

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